Synopsis : Tetro est un homme sans passé. Il y a dix ans, il a rompu tout lien avec sa famille pour s'exiler à Buenos Aires. Eclairagiste à ses heures perdues, il n'a plus qu'une passion : Miranda, son ange salvateur. Le rêve d'achever son roman et la promesse de revenir chercher son cadet, il les a rayés de sa mémoire. Pas Bennie qui, à l'aube de ses 18ans, profite d'une permission de la marine pour retrouver Tetro. Entre les deux frères, l'ombre d'un père despotique, illustre chef d'orchestre, continue de planer et de les opposer. Mais, Bennie veut comprendre. A tout prix. Quitte à enfreindre la loi du silence et que soit révélé l'inimaginable secret...

Loin des films à grand spectacle tels que "Le parrain" ou "Appocalypse now", Coppola signe ici son deuxième scénario (après Conversation secrète -1974-) qui nous dévoile un film intimiste aux encornures autobiographiques. Il aborde des sujets sensibles qu'il connaît bien : la rivalité entre deux frères (déjà abordé dans Le parrain), l'abandon et la perte d'un être cher (évoqué dans le fabuleux Rustin James) et le pouvoir despotique d'un père (Le parrain, toujours) qui n'hésite pas a étouffer dans l'oeuf la moindre ambition artistique de son entourage ("il ne peut y avoir qu'un seul génie dans la famille !").
Un opus en noir et blanc aux contrastes aussi complexes que peut l'être le personnage principale Tétro. Une mise en scène et une photo impeccables, tout en finesse et discernement qui mettent en valeur les blessures des personnages torturés par un secret de famille trop bien gardé.
Un régal pour les yeux, un sujet traité avec grandeur... un film américain comme j'aimerai en voir plus souvent !



