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jeudi 26 novembre 2009

Haut de... Eau de... Aux deux... Ode !

Franz Ferdinand, de son vrai nom François Ferdinand
Alias François le français, nom emprunté
Au célèbre duo d'humoristes Omar et Fred, alors qu'ils n'étaient
Que des anonymes testant leur talent naissant
Dans le métro parisien au public médusé


Pour faire bonne figure, leur biographie annoncera de bon ton
Que c'est en participant à une course hippique de renom
Dont l'un des concurrents portait le patronyme de l'archiduc assassiné
Que les membres du groupes trouvèrent leur nom de scène à l'unanimité



Les quatre membres du groupe dans le vent
Bientôt furent soupçonnés par la police locale
D'avoir ouvert un bar illégalement
Afin de s'adonner au vice du vide bocal
Tradition écossaise que chacun s'évertue à perpétuer
Tel un rite ancestral trop bien encré



Tout comme aussitôt, ils proclamèrent bien haut
Utiliser en guise de studio de répétition, un château
Alors qu'ils ne s'agissait, bande de mythos
Que d'un simple hangar désaffecté et vieillot



Sans oublier que l'un d'entre eux
Proclamait d'un air sérieux
Tenir une rubrique culinaire
Dans un journal fort populaire

De là à dire que les grands soirs
Où la lune s'affiche toute entière
Qu'ils portent la jupe et la guêpière
Pour s'exhiber devant leur auditoire


Il est incontestable que ces vilains
Du constructivisme et de la musique des années 80
Ils tombèrent sous l'influence inquiétante
Avec des groupes tels que "Les têtes parlantes"(1)
Ou encore les "Duran Duran"(2)
Quand ce n'est pas les "Qui" avec leur jeu troublant(3)


C'est avec de telles références, qu'ils sont loin de renier
Que leur propre emprunte musicale devint leur identité.





(1) Les "Talking heads"
(2)Je n'ai pas trouvé de traduction... allez donc savoir pourquoi ?
(3) Les "Who"

dimanche 20 septembre 2009

La moule coquine...

Le tendancieux est de mise. Au risque de me voir googoliser de manière détournée voire subversive ou encore d'en émouvoir certains, que je vais sans doute décevoir aussitôt, en leur disant que ce titre équivoque n'est autre que le l'appellation d'un plat d'une brasserie rennaise ! Vous vous demandez sans doute ce qu'elle peut bien avoir de coquin, cette moule ? Et bien laissez aller votre imagination et donnez-moi vos suggestions dans les commentaires... Je me ferai une joie de vous répondre !


C'est le moment de déguster coquillages et crustacés, moi qui n'ai pas eu la chance (surtout le temps) de contempler le bleu du ciel et de me perdre dans les eaux aquarelles d'une plage paradisiaque des mers du sud où il suffit de se baisser pour en ramasser quelques spécimens, je les dévore autant que faire se peut. D'ailleurs, cette année plus particulièrement, j'aurai apprécié d'assister à la braderie de Lille où la fête de la moule bat son plein pendant deux jours et où festivité rime avec générosité. Un lieu de perdition à ciel ouvert où tout est permis, enivrée par l'odeur de graillou et les musiques ambiantes. La surprise est souvent de mise et les retrouvailles chaleureuses. Un retour aux sources qui me fait l'effet qu'une morsure lorsque je ne suis pas au rendez-vous.


Pour palier à ce manque, il m'arrive de faire le grand écart devant les portes de l'Amiral (mais pas tous les jours, ça demande trop d'entraînement), je savoure le marché de la place des lices avec ses étales aussi nombreux que richement approvisionnés. L'abondance est de mise, la diversité également. Comment ne pas résister à une galette-saucisse, bien que plutôt saugrenue à manger, lorsque la longueur de la file d'attente de vous a pas fait perdre patience. C'est un délice pour les narines autant que pour les yeux que de s'émerveiller de ces victuailles, d'en discuter la qualité optimale et de se voir conseiller une petite recette au passage.

Faire une halte au bar jalonnant le passage, y trouver une ambiance conviviale, y retrouver des visages connus. Déguster le petit rouge du moment, accompagné d'un saucisson aromatisé et de quelques tartines en se remémorant les anecdotes de la soirée passée pour mieux les partager. Se rappeler du fou rire, quelques jours plus tôt, pour une histoire... d'élastique ! S'amuser de l'humour orienté "Brice de Nice" du serveur, qui visiblement n'a pas la langue dans sa poche, quant à l'entendre au fond du bar vociférer des situations quelques peu intimistes qu'un manque de discrétion évident attire la clientèle étonnée de ce qu'elle écoute malgré elle.

Retourner sur les lieux du crime le soir venu et y trouver une ambiance toute différente. Les terrasses déployées, on y vient pour voir et se montrer. Y boire et se sustenter. La nuit avance et la place se transforme de nouveau. Les terrasses se rangent, la plupart des bars ferment et la clientèle se déplace vers les spécialistes de la nuit. Il y en a pour tous les âges, pour tous les goûts et toutes les ambiances. La particularité étant la concentration de ces lieux de perditions fort prisés par la jeunesse estudiantines venue s'enivrer plus de que raison. La place se transforme alors en un rassemblement anarchique de jeunes gens fortement alcoolisés. Les canettes de bières brisées jonchant le pavé, certains s'improvisent troubadours et entonnent des chansons, assis à même le sol alors que d'autres sont à la recherche de nouveaux lieux pour achever définitivement la nuit, laissant échapper quelques invectives de loin en loin. Lorsqu'il nous arrive de les croiser et de s'entendre se faire affubler de commentaires sur notre tenue vestimentaire... tels que... "Plutôt sympa ta robe de l'espace"... ou encore... 'Tu as quelque chose sous ton imper ?" C'est du hight level, je vous l'accorde mais ça vaut toujours mieux de se retrouver au Zinc avec un polaire rose à ses côtés (private joke) !!!

mardi 21 juillet 2009

Les miss Quechua font du camping !

Recevoir une invitation et l'accepter sur un coup de tête, juste pour le plaisir de braver l'imprévu. Partir sur les chapeaux de roue et constater au bout d'une demi-heure de route que j'ai oublié mon billet (j'ai pourtant perdu ma blondeur depuis plus deux ans) ! M'entendre proférer des menaces de risques de strangulations intempestives pendant mon sommeil (toutes connotations sexuelles mises à part)...

Arriver aux abords du site et attendre patiemment dans l'interminable file d'attente qui mène au parking ouest, l'accès à l'autre parking étant fermé. Voir avec amusement ma complice se transformer en tortue ninja en arborant la tente Quéchua sur le dos. Se charger comme des bêtes de somme pour amener le matériel jusqu'au camping. Installer son espace vital au beau milieu du champ de Quéchuas déjà implantées. S'apercevoir que les bouteilles en verre sont prohibées sur le site du festival. Savoir que le coffre de la voiture en est fourni généreusement et qu'elles vont nous rester sur les bras (du moins pendant le week-end). Tenter d'en sauver quelques unes en les enveloppant dans une serviette, petite culotte noire par dessus pour faire diversion ! Ne vous demandez pas à qui est venue cette idée saugrenue, je ne vous répondrai pas, même sous la torture ! Passer, sous notre regard complice et malicieux le premier contrôle (masculin), continuer notre route gaiement et se faire rabrouer au contrôle suivant (féminin), damned !


S'armer de son bracelet, véritable laisser-passer sans lequel aucun accès n'est envisageable. Sachant qu'il y a un contrôle pour le parking, le camping et le site des concerts. Entrer au coeur du festival après fouille et palpation en règle. Prendre un bain de foule pour accéder tant bien que mal à la scène Glenmor où la musique bat son plein. Les Killers sont à l'honneur depuis quelques temps déjà, mais rien n'entache le plaisir des yeux et des oreilles... celui d'être là tout simplement à assister à cette ferveur... Ambiance !










Après une heure d'attente, c'est au tour du Boss de prendre la relève. L'évènement du festival des Vieilles charrues ! Personnellement, je l'ai découvert dans sa grande période, celle de l'album Born in USA (le septième et meilleur de sa carrière en 1984) et du single éponyme qui en sortira pour le faire découvrir au monde entier, avec des titres comme I'm goin down, I'm on fire, Glory days et Dancing in the dark... chanson pendant laquelle Le Boss a pour coutume d'inviter une jeune fille (brune de préférence) - et dont il pourrait être le grand père - à échanger quelques pas de danse avec lui. Ce soir, c'est celle qui brandissait une pancarte mentionnant "the french Courtney Cox"... comment résister ?










Bien que je ne sois pas une inconditionnelle du Boss, hormis pour les titres évoqués un peu plus haut, il faut reconnaître la performance de sa prestation, enchainant les titres à une cadence prodigieuse. Le sexagénère (non ce n'est pas une insulte sexiste) a gardé toute sa verve, mouillant la chemise au sens littéral du terme deux heures durant et offrant aux festivaliers un véritable show à l'américaine, aidé de toute l'artillerie prévue à cet effet. Prenant même le risque de s'aventurer à lancer une phrase en breton, de sa voix nasillarde avec un accent texan à couper au couteau. Les fans en auront pour leur argent !

Après avoir regagnées notre habitation légère, dans la pénombre et l'odeur de graillou, pour un repos bien mérité, force est de constater que trouver le sommeil dans un camping fréquenté par des festivaliers en ébullition n'est pas une mince affaire. Entre les passages intempestifs des uns, les chansons inaudibles et borborythmes des autres, imprégnés d'une alcoolémie qui ferait frémir tous les éthylotests de compétition, il faudra s'armer de patience et attendre que la pluie mette fin à ce brouhaha pour calmer les ardeurs de chacun.



Réveil matinal et constater que notre espace vital s'est réduit à une peau de chagrin. Le moindre centimètre carré étant occupé par des toiles de tentes. Les répétitions ont déjà commencé et l'agitation se fait grandissante autour de nous. C'est l'heure de la douche ! Sur le chemin nous est offert le petit blanc local, j'ai nommé le lait frais breton. On y trouve également les journaux locaux reprenant en première page l'évènement de la veille et quelques petits accessoires. Force est de constater que le télégramme (contrairement à Ouest France) est d'un parti pris sans concession qui ferait rougir de jalousie Hara-Kiri et le Figaro réunis (même si cette union est plus qu'improbable !) et pour lequel seul Le Boss fait l'objet une critique plus qu'élogieuse (le grand seigneur texan à toutes les vertus du monde) quand à peine cinq lignes singlantes et non justifiées (le concert n'ayant lieu que le lendemain... cherchez l'erreur !) sont écrites pour Lenny Kravitz !!!



Il y a une file d'attente monstrueuse aux toilettes sèches. Ce système écolo, sans odeurs nauséabondes ou presque, entièrement en bois et pour lesquelles, à chaque passage, on vous remet une mesure sciure de bois. Pour la toilette, deux possibilités, soit les douches privatives, qui se résument bien souvent à un simple rideau plastique, mais froides ou les douches collectives mais chaudes, où la promiscuité et le manque d'hygiène font bon ménage. Make your choice girl !



Le premier concert de la journée débute par Nneka. Jeune chanteuse d'origine nigériane offrant une musique teintée de soul, hip-hop et reggae avec pour toile de fond des textes vibrants, tout en émotion. Une vraie découverte. Un moment de douceur dans ce monde de brute.



C'est le pétillant Bénabar qui prendra la relève. Look sobre avec humour et auto-dérision au rendez-vous. Accessible et chaleureux, il sait réveiller une scène et mettre l'ambiance. Petit bonheur à ne pas rater, c'est un régal !











Après cinq heures d'attente, le moment tant attendu arrive enfin. La tension est à son comble, l'impatience est de mise, la chaleur monte, la rumeur gronde et les appels incessants. Plus de cinquante mille personnes agglutinées devant la scène. Je me trouve au troisième rang (emplacement inespéré). La foule en délire s'agite telle une houle grandissante. Je suis le mouvement de la marée. Ca tangue, ça vacille. Assimilée à une déferlante, la foule se meut pour s'abattre vers la scène telle une vague venant se fracasser sur un récif. Lenny Kravitz entre en scène. Je le vois à peine, tellement l'agitation est grande. C'est le délire complet. Les marées s'intensifient toujours davantage. Je suis emportée, ballotée, mes pieds ne touchent plus le sol, oh my god, je vole ! J'ai la sensation de ressembler à une sardine, serrées dans sa boîte entre ses congénaires. Je suis oppressée, c'est le moment ou jamais de tenter le slam ! Je lève le bras. Un agent de la sécurité vient à mon secours, me soulevant telle une plume (sans y omettre une palpation en bonne et dûe forme) mais risquant d'y laisser au passage mon jean et mes baskets. J'ai dit un slam pas un trip, bordel ! Me voilà reléguée sur le côté, à quelques cinquaines de mètres de la scène mais je respire... de nouveau. Les arrivées sont incessantes. La marée fait des victimes à tour de bras. Certains arrivant même en pleurs. Mais le show continue. Un Kravitz vêtu d'un blouson de cuir près du corps... ahum...très près du corps, qui ne le quittera pas. Un bonnet-affro dont il se débarrassera assez rapidement pour le grand plaisir de tous. Voix suave, charisme incontestable, il sait séduire la foule, à ses pieds. Il va même jusqu'à ôter... ses lunettes de soleil ! La chaleur grimpe, la température est torride, même en pleine nuit par 10° C et sous une pluie fine. Lenny prend des risques ! Il se laisse carresser... les mollets ! Se frottant aux fans en délire, tels des pyranhas bondissants. Il enchaîne les tubes que la foule reprend systématiquement et en choeur, c'est l'exultation. Une musique enivrante, des musiciens d'exception, une présence emblématique. Le paroxysme est son comble. Lenny prend même la liberté de rendre un hommage à Mickaël Jackson, en interprétant Billy Jean. Une heure et demi de bonheur intense. Bref, c'était fantastique !

























Après ça, pour se rafraîchir les idées et se remettre de ses émotions, certains (en caleçon... ahum) ont eu la lumineuse idée de plonger allègrement dans la boue, histoire de se dégriser un peu... Ambiance !!!



Samedi. La journée débute avec Cocoon et sa boîte à bits. Jeune groupe français qui apporte un peu de fraicheur et d'humour dans ce festival. C'est gai et chaleureux. Une découverte fort sympathique qui mérite le détour. Après quoi, j'ai fait l'impasse sur les Frères Morvan et les tombours du Bronx que j'ai écouté sur une oreille distraite, le temps d'aller retrouver la scène Kerouac pour rejoindre Ginzhu, venu à l'improviste pour palier aux chamboulement provoqués par l'incarcération de Joé Star, d'une part et la défection de Lily Allen d'autre part. Mais quelques peu déçu par le style electro-pop, j'ai finalement renoncé.












Retour à la scène Glenmor pour Renan Luce que j'ai trouvé terne et sans entrain. Pour tout dire, je me suis ennuyée et partie avant la fin, poussée par la curiosité afin de découvrir Izia, la fille de Jacques Higelin. Alors là, comment dire ? C'est du grand n'importe quoi ! La caricature vulgarisée de Janis Joplin, n'hésitant pas se rouler sur la scène en soutien gorge tout en éructant une chanson inaudible. Un beau gâchis avec une voix comme la sienne mais visiblement, le maître mot de la pauvresse est avant tout la provoc' et non la performance vocale !


La bonne surprise de la soirée étant Charlie Winston, déprogrammé de la fin d'après-midi pour la soirée, au grand plaisir de tous. Le petit bonhomme au chapeau a su charmer un public enjoué par sa prestation scénique et son répertoire non moins intéressant.













Dimanche et dernier jour. La fatigue commence à se faire sentir. Sur le chemin, l'on peut voir ici et là les effets de celle-ci, mêlée à ceux de l'alcool et trouver des personnes endormies sur le bas côté ou sur un talus que la croix rouge vient examiner pour plus de précaution. Sur le festival, on y trouve des abus en tout genre, que ce soit l'overdose de... red bull ou le régime frites-saucisses-bière avec ses effets secondaires quand ce n'est pas à celui qui tiendra le plus longtemps sans se laver... pourvu qu'il ne lève pas les bras pendant les concerts celui-là !



Il faut dire qu'au terme de ce festival, le site ressemble davantage à un grand dépotoire jonché de gobelets en plastique et autres détritus en tout genre dont il émane des éfluves digne d'une pissotière gigantesque malgré les infrastructures prévus à cet effet dont la discrétion laisse parfois à désirer. J'en veux pour preuve, cette espèce de mangeoire, transformée pour la cause en urinoire mais ouverte à tout vent et à tous regards. Certains n'hésitant pas à s'exhiber joyeusement, le verre de bière à la bouche ou dans l'autre main... Ce que certaines filles n'hésitent pas, elles à prendre en photo... ambiance !



Par ailleurs, il n'est pas rare de rencontrer des curiosités, comme bob l'éponse et sa troupe de sauveteurs ou encore des drapeaux bretons constitués de strings en noir et blanc ou enfin un défilé d'accoutrements plus exentriques et décalés les uns que les autres. Ici on se lâche... et ça se voit !



La scène débute par un Julien Doré bondissant qui n'hésite pas à grimper à l'échaffaudage pour se faire remarquer.













Ensuite, et par une manigance sournoise de ma complice, j'ai malheureusement manqué Francis Cabrel, que je n'avais plus vu en concert depuis... depuis... plus de quinze ans ! Damned ! Au retour de la diversion, The Ting Tings nous ont enchantés par leur musique pétillante et leur chanteuse non moins charmante au demeurant. Puis c'est la balance entre The Rakes et les TwoMany DJ's avant Moby. Dernier concert du festival avant sa fermeture.

dimanche 24 mai 2009

Trees aren't blue... but the sky !

Non il ne s'agit pas ici de ressasser la cultissime leçon d'anglais de 6ème, avec Brian en guest star dans sa cuisine et de répondre à la question non moins existentielle : where is Brian ?

Il s'agit de s'émouvoir d'une journée printanière en bord de mer.

Faire le recensement des maillots de bain. Me souvenir que deux d'entre eux m'ont été dérobés lors de mon dernier voyage. Me dire que j'ai bien fait d'adopter le style Kojac (depuis moultes années) au profit de celui de la guerre du feu pour arborer les maillots qui me restent et dont la couleur dominante est le blanc. Oublier la crème solaire et les lunettes de même utilité qui m'ont coûtées un bras.




Le ciel limpide et bleu, la mer d'huile affichant fièrement un camaïeu du même ton et cette lumière particulière de la côte bretonne. Une ville offrant ses fortifications en guise de bienvenue, ses commerces pour animation, ses plages pour immensité, ses pierres en gage d'authenticité et ses embruns pour parfum (quoique l'odeur du beurre salé du kouign-amann concurrence fortement celui-ci).


S'allonger sur le sable fin dont les rayons du soleil renvoient les nuances pailletées. Se perdre dans la profondeur du panorama qui nous est offert. Se laisser caresser par le vent léger. Pique-niquer tranquillement en savourant le moment présent. S'amuser sur la plage et démontrer que l'on est encore capable de multiplier les courses à vive allure pendant plus 30 secondes sans friser l'arrêt cardiaque à chaque sprint.


Regagner sa place et s'apercevoir, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, que la plage est prise d'assaut. Découvrir sans plus attendre que la famille groseille a pris position dans notre voisinage le plus approchant. Qu'il nous est impossible de ne pas être témoin de se qui s'y dit et de ce qu'il s'y passe. Se forcer, bien malgré nous, à ne pas intervenir devant un déballage d'absurdités qui n'arriverait pas à rivaliser avec les capacités intellectuelles d'un mollusque, le plus basique soit-il. Se dire que la bêtise humaine n'a pas de limite.


S'apercevoir que la marée gagne du terrain, forçant certains à se déplacer. Se laisser surprendre par sa vitesse de progression et se sentir obliger, à notre tour de partir. Ne pas avoir le sens de l'orientation au point de ne plus savoir quelle rue emprunter pour regagner la voiture. En profiter pour visiter le port. Constater que le soleil ne nous a pas épargné. La couleur de peau que l'on croyait simplement "rosie" s'avère franchement cramoisie !





Chercher frénétiquement le tube de crème miracle (j'ai nommé la biafine) pour soulager les méfaits du soleil. Se tourmenter pour savoir quels souliers l'on va bien pouvoir chausser avec des pieds dont l'augmentation de volume n'a d'égale que sa couleur rougeoyante.


Se balader en ville en ayant l'impression d'avoir une écriteau sur le front mentionnant "j'ai adopté un coup de soleil". Voir déambuler un spécimen dont la pilosité ne laisse aucune équivoque quant à la masculinité du personnage, bien qu'affublé d'une robe d'été et de chaussures à talon expansé. Le regarder distribuer des marguerites qu'il tient en bouquet fourni à bout de bras. Remarquer qu'il est seul et non accompagné d'une tripoté d'amis dans un état (d'ébriété) proche de l'Ohio, pour fêter un enterrement de vie de garçon (comme le veut la tradition). Arborant autour du cou un cercueil miniature en guise de porte-monnaie. S'amuser de l'hilarité des gens qu'il aborde.

Croiser un regard (qui ne m'est pas inconnu) agrémenté d'un sourire énigmatique laissant à méditer sur la nature humaine de la gent masculine. Se dire que c'est la deuxième fois dans la semaine et que les coïncidences sont parfois étranges...